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ER - Analyses de marchés
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La croissance mondiale affiche des premiers signes de stabilisation

Après plusieurs mois de ralentissement, la progression du PIB aux Etats-Unis et en Europe au premier trimestre fut supérieure aux attentes. Les incertitudes quant à la pérennité de cette amélioration sont toutefois nombreuses, constatent Guy Wagner, chief investment officer de BLI - Banque de Luxembourg Investments, et son équipe, dans leur analyse mensuelle, les ‘Highlights’.

Après plusieurs mois de ralentissement, la croissance de l’économie mondiale affiche des premiers signes de stabilisation. Aux Etats-Unis, la progression du PIB au 1er trimestre fut largement supérieure aux attentes, augmentant de 3,2% en rythme annualisé par rapport aux trois derniers mois de l’année passée. « Néanmoins, la bonne surprise vient principalement d’une augmentation des dépenses publiques, de l’accumulation des stocks et d’une diminution des importations, alors que la consommation des ménages et les investissements des entreprises ont peu contribué à la croissance. La progression du PIB de la zone euro au premier trimestre a également surpris de façon positive, le rythme de croissance ayant accéléré à +0,4% en glissement trimestriel par rapport à +0,2% entre octobre et décembre de l’année passée. La poursuite de la faiblesse du secteur manufacturier a été partiellement compensée par le caractère résistant de la consommation domestique. Les incertitudes quant à la pérennité de cette amélioration sont toutefois nombreuses », commente  Guy Wagner. 


Banques centrales : les taux directeurs restent inchangés

Conformément aux attentes, le Comité monétaire de la Réserve fédérale américaine a laissé inchangés ses taux directeurs lors de sa réunion fin avril/début mai. Après être passé d’une attitude restrictive en 2018 à une approche plus clémente lors de la dernière réunion, le président Jerome Powell s’est exprimé cette fois-ci d’une manière plutôt neutre, se montrant satisfait du niveau de croissance économique, d’inflation et de taux d’intérêt. En Europe, la Banque centrale n’a pas introduit d’éléments nouveaux lors de sa réunion du mois d’avril. « La BCE maintient intactes les orientations ultra-accommodantes de sa politique monétaire et précisera les conditions d’octroi des opérations de refinancement à long terme au courant du mois de juin. »


Les marchés obligataires restent stables, les obligations d’Etat demeurent peu attrayantes

Les marchés obligataires ont été extrêmement stables en avril. Dans la zone euro, le rendement de l’emprunt d’Etat à 10 ans a peu changé en Allemagne, en Italie et en Espagne. « Les obligations d’Etat demeurent une classe d’actifs peu attrayante », pense l’économiste luxembourgeois.


Appréciation des marchés actions

Après leur forte hausse au premier trimestre, les marchés actions ont continué à s’apprécier en avril. Ainsi, l’indice MSCI All Country World Index Net Total Return exprimé en euros a progressé de 3,6%, portant la performance depuis le début de l’année à +18,3%. Au cours du mois écoulé, le S&P 500 aux Etats-Unis, le Stoxx 600 en Europe, le Topix au Japon et le MSCI Emerging Markets ont progressé. « Au niveau sectoriel, la technologie figure en tête du classement depuis début de l’année devant la consommation discrétionnaire et l’industrie, alors que la santé et les services publics affichent les performances les moins favorables. Au niveau régional, les Etats-Unis et la Chine forment le peloton de tête tandis que le Japon reste légèrement à la traîne », conclut Guy Wagner.

 

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