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La Fondation Terre Solidaire, acteur du financement de la transition

Face à la problématique environnementale de nombreuses initiatives ambitieuses émergent à travers le monde où des femmes et des hommes expérimentent des alternatives et de nouveaux modes de production, de consommation et de vivre ensemble. Malheureusement, trop souvent, ces projets manquent d’encadrement, de reconnaissance, de relais promotionnels et de financement.

C’est en partant de ce constat, et de l’urgence d’une transition globale, que la Fondation Terre Solidaire, créée en 2016, s’est donnée pour mission d’encourager, soutenir et fédérer les initiatives citoyennes, en France et à l’international, qui favorisent de meilleures pratiques en matière d’agro-écologie, d’économie circulaire et d’énergies renouvelables. Elle entend être une « accélératrice » d’expériences en rendant visibles, au plus grand nombre, des démarches novatrices et collaboratives pouvant être multipliées au-delà de leur territoire d’origine.


Zoom sur le FCP « Fondation Terre Solidaire Transition pour le climat », produit d’épargne solidaire

Au-delà des campagnes de collecte de fonds que la fondation mène et des dons qu’elle reçoit, elle entend élargir ses apports financiers pour fortifier les projets soutenus. Dans cette optique, elle souhaite sensibiliser les citoyens en mesure d’épargner, d’opter pour un investissement socialement responsable, ajoutant ainsi une dimension éthique à un placement traditionnel.

Elle a ainsi développé, en partenariat avec le Crédit Coopératif, un produit d’épargne solidaire, sous la forme d’un FCP, pour contribuer au financement de la transition. L’épargne solidaire a pour but d’investir dans des opérations ayant une utilité sociale ou environnementale et permet ainsi de faire fructifier son argent tout en participant aux enjeux de la collectivité, y ajoutant une dimension “éthique” par rapport à des placements traditionnels.


Techniquement comment marche ce FCP ?

Baptisé « Fondation Terre Solidaire Transition pour le climat », ce FCP investit dans des entreprises et des projets écoresponsables et solidaires, répondant aux enjeux du développement durable. Il exclut, de fait, tout secteur lié à l’extraction et l’exploitation des combustibles fossiles, à la filière nucléaire, ou encore à l’incinération des déchets.

Géré par Ecofi Investissements, la société de gestion du Groupe Crédit Coopératif, sa durée de placement recommandée est de 5 ans. La valeur initiale de la part est de 150€. Aucune commission de souscription, ni de rachat. Les frais de gestion sont de 2% TTC.

En reversant les revenus annuels issus de l’épargne, dans la limite des 50%, sous forme de dons, pour soutenir les actions de Fondation Terre Solidaire, le contribuable peut déduire 66% de son impôt sur le revenu, dans la limite de 20% du revenu net imposable.

Le FCP « Transition pour le climat » est en cours de certification par Finansol qui distingue les placements solidaires et garantit aux épargnants une contribution au financement d’activités génératrices d’utilité sociale.

Courant 2019, il sera également labellisé TEEC (Transition Energétique et Ecologique pour le Climat), certifiant l’orientation des investissements vers le financement de la transition écologique et énergétique.


Chiffres clés de la Fondation Terre Solidaire :
Date de création : 2016
50 projets soutenus en 3 ans, dont 17 en France et 33 à l’international
20 associations partenaires
1 200 000€ de subvention accordés
1 500 donateurs et mécènes
5 fondations abritées

Reconnue d’utilité publique, la fondation a obtenu, en octobre 2018, le Label IDEAS, délivré par un organisme certificateur indépendant, qui atteste de la qualité de sa gouvernance, de sa gestion financière transparente et de l’efficacité de son action.

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Quelques exemples de projets innovants et engagés soutenus par la Fondation Terre Solidaire

Projet R-URBAN (France) : Promouvoir et développer une agriculture urbaine.
Anticipant la ville du futur, le programme R-Urban, initié par l’association Atelier Architecture Autogérée, a pour fondement la mise en place, dans des quartiers dits « populaires », d’un réseau citoyen, entre voisins, qui privilégie les circuits courts, écologiques, économiques, sociaux et culturels. Il vise, notamment, à promouvoir le développement d’une agriculture participative et urbaine.

Projet RENETA (France) : Faciliter l’installation de jeunes agriculteurs tout en favorisant une agriculture durable par la réappropriation des savoirs locaux
Le projet RENETA (Réseau national des espaces test agricoles) a pour objet de favoriser l’installation d’une agriculture collective et locale qui valorise des pratiques respectueuses de l’environnement et des personnes. Il intervient en accompagnant les porteurs de projet vers la création d’un espace test agricole et en développant à leur attention des outils pour faciliter leur installation. Cette phase va permettre d’éprouver, en conditions réelles, la faisabilité et la viabilité du projet.

Projet Energie Partagée (France) : Développer l’énergie renouvelable par et pour les citoyens
Le mouvement « Energie Partagée » regroupe des associations, des institutions et des citoyens convaincus que, pour rompre la dépendance énergétique, il est essentiel de repenser la chaîne de fourniture d’électricité à l’échelle des territoires et de développer des unités de production et de distribution écoresponsables pour répondre aux besoins de consommation locaux.

Projet APROSSA (Burkina Faso) : Répondre à la problématique alimentaire en fertilisant les sols grâce à l’agro-écologie.
Le Burkina Faso doit faire face à des zones arides de plus en plus étendues, rendant plus compliquées la fertilisation des sols et la culture des céréales traditionnelles. Plutôt que de subir le changement climatique, des initiatives voient le jour. L’une d’elle, soutenue par l’association APROSSA*, est partie d’une réflexion agro-écologique autour du moringa. Cet arbre, à la croissance rapide, a un très faible besoin en eau et est particulièrement adapté aux régions arides. De plus il possède de nombreuses vertus agronomiques (fertilisation des sols, rétention d’eau) mais aussi nutritionnelles (ses feuilles regorgent de protéines, vitamines et minéraux). Une communauté de paysans de la région de Dori a créé un champ expérimental alternant le moringa et les arbres fruitiers. La démarche s’avère concluante. Outre l’amélioration des sols, des rendements agricoles et des ressources alimentaires, ce projet apporte des revenus supplémentaires aux habitants des villages alentours.
* APROSSA : Association pour la Promotion de la Sécurité et de la Souveraineté Alimentaire au Burkina.

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