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« Défi climatique et environnemental : priorité aux entreprises offrant des solutions climat… »

La mégatendance du changement climatique et de la protection de l’environnement offre de réelles opportunités d’investissement, à condition de se positionner sur les entreprises proposant des solutions déjà opérationnelles.

Concilier développement durable et performance financière n’est plus, bien au contraire, un objectif inconciliable. Les entreprises positionnées sur ces thématiques ont longtemps souffert d’une image « verte », certes vertueuse, mais ne générant pas le rendement qu’un investisseur est en droit d’attendre. Les temps ont changé et surtout l’approche d’investissement a évolué. Il ne s’agit plus d’impliquer l’investisseur dans des innovations hasardeuses d’un point de vue économique.

« Nous pensons qu’il est préférable de privilégier les sociétés offrant des solutions efficientes en ressources pour lutter contre le changement climatique. C’est une approche qui repose avant tout sur l’idée que les entreprises qui vont le plus profiter de la croissance de l’économie durable, au cours des prochaines années, sont celles qui proposent déjà des solutions existantes, sans attendre des innovations technologiques spectaculaires » explique Henning Padberg, co-gérant du fonds Nordea 1 - Global Climate and Environment. Lancé en 2008, le fonds affiche le plus long historique de performance dans ce thème d’investissement.


Optimisateurs, innovateurs et adaptateurs…

Ainsi, l’investissement dans des sociétés qui offrent des solutions qui luttent contre le changement climatique permet une exposition à des secteurs très différents. Nordea AM distingue 3 thèmes d’investissement :
- les optimisateurs concentrés sur la gestion efficiente des ressources,
- les innovateurs qui opèrent dans le secteur des énergies alternatives et enfin
- les adaptateurs dont l’objectif est la protection de l’environnement et la sauvegarde de la biodiversité.

La gestion efficiente des ressources existantes (les optimisateurs) ne concerne pas forcément les entreprises les plus visibles mais ce thème est le plus diversifié puisqu’il regroupe des sociétés proposant aussi bien des solutions au service de l’agriculture « intelligente » que des fabricants d’équipement à basse consommation d’énergie ou de matériaux de construction permettant de construire des bâtiments disposant d’une isolation thermique de qualité. « Ce thème combine l’intérêt économique et financier avec la réduction des émissions de carbone et la diminution de la consommation d’énergie », précise Henning Padberg.

De leur côté, les entreprises qui sont actives dans le secteur des énergies renouvelables (les innovateurs) bénéficient non seulement d’une forte visibilité mais également de perspectives économiques attractives. L’énergie solaire et l’éolien vont continuer d’accroître leurs parts de marchés au cours des prochaines années. A long terme, l’électricité deviendra la première forme d’énergie utilisée, mettant fin à l’ère du pétrole et du charbon.

Enfin, les sociétés les plus actives dans la protection de l’environnement et la sauvegarde de la biodiversité (les adaptateurs) doivent prendre en compte, plus que dans tout autre secteur, la contrainte réglementaire. Anticiper les coûts futurs induits par des externalités négatives est tout aussi important que de résoudre les problèmes existants.

Au final, l’univers d’investissement du fonds compte environ 1 200 entreprises pouvant s’inscrire dans l’un des 3 thèmes d’investissement pour une capitalisation boursière cumulée dépassant les 6 000 Mds€. « Curieusement, les entreprises évoluant autour des thématiques du changement climatique et de la protection de l’environnement restent encore mal comprises par les investisseurs et délaissées par les analystes alors que les opportunités sont conséquentes. Citons à titre d’exemple Infineon (industrie des semi-conducteurs), Kerry (ingrédients naturels, produits éco-responsables) ou Vestas (fabrication d’éoliennes) », reconnaît Henning Padberg.

 

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