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ER - Analyses de marchés
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Revue Mensuelle / Evli Fund Management

Par Tomas Hildebrandt, Gérant Senior en charge de la gestion institutionnelle d’actifs français chez Evli Fund Management Company. 


Une Fed plus accommodante

La politique monétaire de la banque centrale américaine a pris un ton beaucoup plus accommodant. La Fed a signalé qu'elle avait l'intention de prendre une pause dans la hausse des taux d'intérêt et qu'elle pourrait également mettre fin à la réduction de son bilan. La réaction du marché obligataire aux nouvelles perspectives de la Fed a été modérée. En effet, il n'était pas surprenant que la Fed renonce à sa précédente position. Toutefois, le président Trump a continué de critiquer la politique monétaire de la banque centrale parce qu'elle était selon lui trop restrictive. Le plafond de la dette fédérale sera d’ailleurs à nouveau atteint en mars.

En février, les taux d'intérêt à long terme ont oscillé à l'intérieur d'une marge étroite, mais ils ont augmenté à la fin du mois. Le rendement de l’obligation d’Etat allemande à 10 ans a nettement augmenté, passant de 0,08 (son plus bas niveau) à 0,19 à la fin du mois. Néanmoins, les taux longs ont de nouveau baissé au début du mois de mars, la BCE ayant revu à la baisse ses estimations de croissance et d'inflation, annonçant un nouveau dispositif de liquidité à long terme pour les banques.

La confiance des industriels de la zone euro a continué de baisser et l'indice PMI est tombé à 49,2 points, en dessous de la limite critique des 50 points, ce qui constitue une baisse plus importante que prévue. La confiance des industriels a considérablement baissé, surtout en Allemagne, et elle est aujourd'hui plus faible qu'elle ne l'a jamais été en six ans. Malgré un regain de confiance dans le secteur des services, la croissance économique devrait restée très faible au cours des premiers mois de l'année. Au dernier trimestre 2018, l'économie allemande a affiché une croissance à peine positive. L'Espagne a connu quant à elle des élections anticipées après le rejet par le Parlement de la proposition de budget du gouvernement.


Le Brexit pourrait être reporté

Il semble que l’ensemble des décisions relativement chaotiques des Britanniques sur l'approbation de l'accord sur le Brexit proposé par Theresa May entrainera son report puisque la période de deux ans pour négocier les conditions de la sortie de la Grande-Bretagne prendra fin le 29 mars. Theresa May semble être prête à accepter un délai de deux mois supplémentaires, mais les hauts fonctionnaires de l'UE ont évoqué un délai pouvant aller jusqu'à 21 mois.

Le Parlement britannique débattra des questions concernant l'approbation de cet accord du 12 au 14 mars. Il est possible que le pays finisse par devoir organiser de nouvelles élections. Les Travaillistes ont également réclamé un nouveau référendum. Malgré tout, il est encore possible que le Brexit se produise sous une forme ou sous une autre à la fin mars.


Négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine

En dépit de leurs négociations, les États-Unis et la Chine n'ont pas réussi à conclure un accord commercial global. Leurs points de vue sur l'ouverture des marchés chinois et le respect des droits immatériels semblent encore trop éloignés, du moins selon Lighthizer, le représentant de la politique commerciale américaine. La Chine a accepté d'acheter des fèves de soja américaines, par exemple, mais les problèmes plus importants et plus complexes semblent prendre plus de temps. 

Les opinions exprimées par l'assemblée du parti communiste chinois au début du mois de mars donneront probablement le ton des négociations à venir. Le président Trump s'est abstenu d'augmenter les tarifs douaniers au début du mois de mars et n'a pas fixé de nouveau délai. Les présidents devraient se réunir plus tard dans le mois pour ratifier les accords commerciaux.

L'optimisme suscité par le report de Brexit et les progrès réalisés dans les négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine ont stimulé les marchés financiers. L'indice mondial MSCI a progressé de quelque 4% en euros. Les primes de risque sur les obligations de sociétés ont quant à elles diminué.

 

 

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