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« Réussite à la Française »

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Résumé de la table ronde organisée le 29 mars dernier par Cogefi Gestion autour du thème « La réussite à la française », axe d’investissement significatif pour ses équipes de gestion action Small & Mid Caps, et obligataire.

Les raisons qui sous-tendent cette approche maison sont nombreuses :

La France dispose de leaders dans certains secteurs traditionnels de l’économie : luxe, cosmétiques, assurances, agroalimentaire, boisson, distribution, divertissement, énergie….
La France s’illustre également dans la technologie. La French Tech a eu largement l’occasion de démontrer son leadership lors de dernière édition du Consumer Electronics Show (CES Las Vegas). Son contingent de 365 entreprises (dont 320 start-up et scale-up) était le 3ème derrière les États-Unis et la Chine !
La globalisation de l’économie n’est pas un obstacle pour les sociétés françaises. Les sociétés françaises de tous secteurs doivent faire face à une compétition toujours plus féroce et mondiale, à un stade précoce de leur développement. Elles disposent néanmoins d’atouts pour l’affronter tels que leur haut niveau de qualification ou leur créativité.


Dès lors, qu’est ce qui caractérise vraiment la « réussite à la française » ?
4 interlocuteurs ont été réunis par Cogefi Gestionlors d’une table ronde animée par Raphaël Cretinon, Partner chez Périclès Gestion, pour traiter ce sujet :

- Anne d’Anselme : Directeur général adjoint de Cogefi Gestion
- Rémi Bastien : VP Automotive Prospective du Groupe Renault, notamment en charge de la recherche et de l’innovation
- Alain Marhic : CEO de  March  LA.B,  le  French  entrepreneur  qui  a  su  s’imposer  dans  le  milieu de l’horlogerie de luxe en mêlant design français et inspiration californienne
- Nicolas Meric: CEO de  Dreamquark,  la  start-up  qui  démocratise  l’Intelligence  Artificielle  dans la Banque et l’Assurance, élue Fintech de l’année par le pôle Finance Innovation


Deux questions centrales ont été débattues :

Question 1 : Entre tradition et modernité, comment les métiers traditionnels parviennent-ils à se réinventer et à continuer de séduire?

La réussite d’un projet, d’un bien ou d’un service tire souvent son succès de l’innovation, mais aussi des enseignements du passé.

Remy Bastien, rappelle que Renault a  démarré à  la  fin du 19ème siècle, telle une start-up, dans un garage ! C’est l’innovation, et notamment le développement des véhicules concept, ou le fait d’être pionnier dans les turbos compresseurs et la Formule 1, qui a permis à Renault d’émerger et de devenir ce qu’il est aujourd’hui, un des plus grands constructeurs mondiaux. On  voit aussi à travers la nouvelle Alpine A110, exposée lors de cet événement, que c’est en reprenant la ligne du modèle iconique des années 1960 tout en la modernisant et bénéficiant d’une communication disruptive, que cette voiture tire son succès et a été élue plus belle voiture de l’année 2017.

Alain Marhic, s’inspire du design des années 1970, mais utilise des mouvements et matériaux modernes qui en font le succès.

Nicolas Meric, rappelle que l’Intelligence Artificielle (IA) existe en réalité depuis les années 1980, mais que son exploitation n’est possible que depuis peu grâce à la multiplication des données disponibles et à l’augmentation des capacités de stockage et de calcul.

Dans la finance, les codes et valeurs du passé se retrouvent également dans des métiers vieux de plusieurs siècles ! Anne d’Anselme confirme que c’est en conservant son ADN de stock-picker, tout en utilisant des technologies modernes que Cogefi Gestion vise à délivrer les meilleurs résultats. Le développement d’un outil de screening propriétaire de titres, CAST (Cogefi  Analysis  Screening  Tool), en est  une  illustration.  De même le référencement pionnier de certains fonds maison sur la nouvelle plateforme Euronext Fund Service.

Ainsi, aucun métier ne semble échapper à la révolution technologique.


Question 2 : Comment les acteurs français peuvent-ils se différencier et prospérer dans un marché globalisé et dominé par des géants mondiaux ?

Réponses apportées :

- Par les start-up françaises : Nicolas Meric souligne qu’elles ont la capacité à apporter des solutions rapides et sur-mesure aux problématiques rencontrées par leurs clients, en transformant le handicap de la taille en avantage. Elles disposent d’une plus grande agilité et offre une proximité renforcée, qualités propres à des structures plus petites et moins formatées.

- L’image véhiculée par le Made in France : Autre axe de développement avancé par Alain Marhic qui rappelle par ailleurs que nous n’avons pas à rougir de notre histoire car la France était, jusqu’à l’arrivée des montres à quartz dans les années 1970, l’autre pays de l’horlogerie. Le positionnement stratégique et différenciant de nos entreprises leur permettra de prospérer. March LA.B occupe ainsi le segment de niche des amateurs d’horlogerie traditionnelle premium, mais à des prix moins élevés que les grandes marques suisses.

- Le financement des industriels : Représentant d’un géant mondial de l’automobile, Rémi Bastien expose la place laissée aux petites entreprises innovantes dans son  secteur. La solution  apportée par le Groupe Renault   a été de créer un fonds de capital-risque qui investira un milliard de dollars au cours des cinq prochaines années au profit de start-up intervenant dans l’intelligence artificielle, les véhicules électriques, des systèmes de conduite autonome et des services connectés. Rémi Bastienexplique que, si les Français sont souvent mis en avant comme les champions du « start » pour leur esprit entrepreneurial, ils sont moins celui du « -up »… et peu de jeunes structures parviennent à survivre au-delà des premières années. Ces start-up seront ainsi accompagnées dans leur développement grâce aux financements du Groupe Renault, qui en retour bénéficiera de leurs innovations.

- Le financement des financiers : Sur  la  question  de  l’accès  au  financement   des   start-up,  Anne   d’Anselme   rappelle   que   ce sont aussi les maisons de  conviction  comme  Cogefi Gestion  qui,  en  allant  à  la  rencontre des entreprises, peuvent être à l’origine des investissements nécessaires au deuxième stade de leur développement. Ainsi, 100 millions d’euros sont investis dans des petites et moyennes capitalisations participant à leur croissance, au travers de deux FCP (Cogefi Prospective et Cogefi Chrysalide).


Enseignements de ces échanges

La France est redevenue une terre d’innovation et d’entrepreneurs et son savoir-faire est réaffirmé ! Ce dernier est même décomplexé et revendiqué comme un atout marketing.

De nombreux relais de financement ont vu le jour afin d’accompagner les entreprises dans leur croissance.Si les chiffres ne sont pas comparables à ceux des États-Unis, nos entreprises sont dorénavant financées  pour leur croissance et ce à tous les stades de leur développement.

Le contexte politique, économique et social actuel autorise à entrevoir l’avenir avec optimisme.

La Réussite à la  Française est une  réalité,  qui va maintenant bien au-delà de nos secteurs traditionnels  en s’enracinant aussi dans ceux résolument tournés vers l’avenir, comme l’IA.

La France tourne la page de ses clichés, le Bleu-Blanc-Rouge n’a donc pas fini de faire parler de lui !

http://www.cogefi.fr/fr

 

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