Connexion
/ Inscription
Mon espace

Les obligations libellées en dollars affichent des écarts de taux attractifs

ER - Analyses de marchés
ABONNÉS

A la recherche de rendements avec Deutsche AM 

Les obligations libellées en dollars constituent des actifs attrayants pour un nombre croissant d’investisseurs. Le différentiel de taux entre les bons du Trésor américain et le Bund allemand à 10 ans, de l'ordre de 2%, est proche du record atteint fin 2016. Les titres libellés en dollars bénéficient par ailleurs d’une profondeur et d’une liquidité de marché élevées. Sur le segment des obligations d’entreprises par exemple, l’univers des titres en dollars représente 5 000 Mds$ d’actifs, soit plus de la moitié de l’ensemble du marché mondial estimé à 8 000 Mds$. Cette proportion ne cesse par ailleurs de croître.

Allant des obligations d’entreprises aux bons du Trésor en passant par les obligations des pays émergents libellées en dollars, l’éventail des choix est large pour les investisseurs à la recherche de titres en dollars. Les bons du Trésor américain, les obligations d’entreprises et les obligations sécurisées représentent à eux seul plus de 80% de l'ensemble du marché obligataire en dollars, mais d'autres segments de ce marché offrent également un intérêt en termes de diversification grâce à des profils rendement/risque différents.

Il n'est donc pas surprenant que les investisseurs se tournent de plus en plus vers les obligations en dollars. En 2017, la collecte en provenance d’investisseurs européens sur les ETF répliquant la performance des bons du Trésor américain et des obligations émergentes libellées en dollars a été nettement supérieure à la collecte enregistrée sur les produits équivalents libellés en euros. Les investisseurs doivent néanmoins garder un œil sur les risques associés à ces titres. Cela inclut le risque de crédit (particulièrement présent pour les émetteurs des marchés émergents), le risque de sélection des titres dans chaque segment, et les éventuels risques de change découlant des variations possibles entre la monnaie nationale de l’émetteur et le dollar américain.


Des profils de risque variés

Ce marché présente néanmoins une caractéristique particulièrement intéressante pour les investisseurs. Au cours des dernières années, le marché des obligations « investment grade » libellées en dollars a considérablement changé. L'écart de taux entre ces obligations et les bons du Trésor américain représente maintenant près de la moitié du rendement total. Cela signifie que, par rapport aux obligations d'État, les obligations de sociétés américaines sont actuellement attrayantes pour les investisseurs à la recherche de rendement. Il y a 10 ans, cet écart de rendement était plus faible. Même en tenant compte du coût de la couverture de change, cet écart de taux reste une composante essentielle du rendement à long terme pour les investisseurs.

Cela nécessite toutefois que les investisseurs fassent des choix appropriés pour s’exposer à un segment de marché qui leur convienne. Plusieurs configurations peuvent convenir à chaque groupe d’investisseurs en fonction de leur appétence au risque et de leur horizon d’investissement. Il y a par exemple des différences considérables de profil de risque entre les obligations d'entreprises « investment grade » et les obligations souveraines de pays émergents. De même, les obligations souveraines de pays émergents n’offrent pas le même profil de risque que les obligations d’entreprises « high yield ». En moyenne, les obligations d’entreprises « investment grade » offrent un écart de rendement d'environ 120 points de base avec une note moyenne de « A- ». Pour leur part, les obligations souveraines de pays émergents offrent des écarts de taux d'environ 280 points de base et les obligations d'entreprises « high yield » affichent des écarts de taux allant jusqu'à 360 points de base, mais au prix d'un profil de risque de crédit nettement plus élevé.

https://deutscheam.com/

 

Lire la suite...


Articles en relation

ER - Analyses de marchés
ABONNES
Annonces présidentielles : quelles conséquences fiscales et budgétaires ?

Suite à l'intervention télévisée du Président de la République le 10 décembre dernier en réponse aux protestations du mouvement des gilets jaunes, Eric Pichet, Professeur et Directeur du Mastère Spécialisé Patrimoine et Immobilier (IMPI) à KEDGE, analyse les conséquences fiscales et budgétaires de ces annonces. « Les mesures de soutien au pouvoir d'achat des actifs dès le 1er janvier 2019 s'inscrivent dans la droite ligne du projet présidentiel pour faire en sorte que le travail paie sans...

ER - Analyses de marchés
ABONNES
Le point de marché mensuel de Michel Lemosof

Les marchés face à une liquidité réduite et à une volatilité augmentée La direction des marchés ne correspond pas toujours à celle qu'attendent les investisseurs. Avec l'accalmie sur le front de la guerre commerciale sino-américaine, un mieux semblait se dessiner, mais l'arrestation de la directrice financière de Huawei a jeté le trouble. Le groupe chinois serait soupçonné d'avoir enfreint les sanctions américaines contre l'Iran… Des actifs pestiférés « Deux préoccupations majeures se sont...

ER - Analyses de marchés
ABONNES
Les conséquences du Brexit pour le secteur financier français et européen

Extrait du discours de François Villeroy de Galhau, Gouverneur de la Banque de France et Président de l'ACPR. Mesdames et Messieurs, … Je salue l'accord qui a été trouvé la semaine dernière entre les négociateurs européens et britanniques et nous espérons tous que celui-ci franchira les prochaines étapes jusqu'à sa finalisation. Mais dans un contexte encore incertain, la prudence s'impose : même si nous ne la souhaitons pas, nous devons aussi nous préparer à faire face à une situation...

ER - Acteurs du secteur financier
ABONNES
[Les entretiens d'Esteval] Bruno Colmant, Degroof Petercam

« Nous devons retrouver une économie solidaire et basée sur l'intérêt général » Débats télévisés, émissions de radio, couvertures de presse : le livre de dialogue entre Bruno Colmant, chef économiste de Degroot Petercam, et le prêtre Eric de Beukelaer, ancien proche collaborateur du cardinal Lustiger à Rome, fait un carton en Belgique (1). Il est vrai que leur conversation aborde des sujets qui nous concernent tous, au croisement de la morale et de l'économie. « Le capitalisme anglo-saxon...