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Des facteurs de soutien majeurs pour les marchés actions

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« Au contraire du phénomène qui dominait durant les années précédentes, les analystes ne revoient pas leurs prévisions à la baisse et les ont même légèrement relevées sur les dernières semaines », commente Bernard Aybran Directeur de la multigestion Invesco AM.

Des facteurs de soutien majeurs pour les marchés actions A force de scruter les élections, les annonces de politique monétaire et les statistiques économiques, on pourrait presque l’oublier : acheter des actions consiste d’abord et avant tout à acheter le droit de bénéficier d’une part des bénéfices qui seront générés par une entreprise cotée. La publication de ces bénéfices revêt donc une importance toute particulière à l’heure où les grandes Banques Centrales semblent entrer dans un nouveau cycle.

Avec plus de 80% des résultats publiés, les investisseurs disposent désormais d’une bonne visibilité sur le 3ème trimestre de l’année. Et il s’agit d’un bon trimestre aux Etats-Unis, avec une croissance des bénéfices nets proche de 6%, presqu’en ligne avec la croissance des chiffres d’affaires. Au-delà de ce chiffre, les indications que les entreprises donnent sur les prochains trimestres (ou « guidance ») apportent une information également intéressante : alors que les dirigeants aiment généralement être prudents sur les prochains résultats, ne serait-ce que pour pouvoir « battre le consensus », ils le sont beaucoup moins cette fois, ce qui permet aux analystes de réviser en hausse leurs prévisions de bénéfices pour les douze prochains mois.

 Comprendre l'économie durable pour s'y investir

 

En Europe, même si la publication des résultats est moins avancée, ils demeurent tout à fait fermes et devraient croître de 12% cette année et près de 9% en 2018. Et, au contraire du phénomène qui dominait durant les années précédentes, les analystes ne revoient pas leurs prévisions à la baisse et les ont même légèrement relevées sur les dernières semaines.

Et les bonnes nouvelles ne s’arrêtent pas là : le Nikkei 225 connaît sa meilleure année depuis 2013 et atteint son plus haut depuis 20 ans : les actions japonaises réalisent, jusque-là, une année particulièrement remarquable. Après le fort mouvement haussier de septembre et octobre, le potentiel demeure, pour deux grandes raisons. Tout d’abord, la progression des indices japonais cette année ne fait que suivre l’excellente dynamique des bénéfices, attendus en hausse de 17% pour l’année fiscale 2018. Autrement dit, les indices restent bon marché, à seulement 15 fois les bénéfices des 12 prochains mois, une décote proche de 20% par rapport au S&P 500 et 11% par rapport au MSCI World. C’est d’autant plus impressionnant qu’historiquement, c’est plutôt l’inverse qui a été la règle. Par ailleurs, l’environnement politique et monétaire devrait rester très favorable. La réélection de Shinzo Abe au mois d’octobre nous semble une excellente nouvelle pour la visibilité des investisseurs à un horizon de plusieurs années. Celle-ci signifie également que la Banque du Japon devrait rester expansionniste, alors même que les Banques Centrales européenne et américaine deviennent moins accommodantes, voir restrictive pour cette dernière. Cette divergence devrait peser durablement sur le yen.

 Comprendre l'économie durable pour s'y investir

 

Pas de modifications implémentées ce mois-ci dans les stratégies multigérants Invesco dans un environnement toujours favorable aux actifs les plus sensibles au cycle économique.

Sur la partie actions, le positionnement pro-cyclique est maintenu, avec une préférence pour les actions européennes et japonaises. D’un point de vue sectoriel, les banques et les sociétés sensibles aux matières premières restent privilégiées, compte tenu d’un cycle économique mondial qui continue de se renforcer. La technologie et le secteur de la santé sont à mon avis un bon complément permettant une diversification vers des secteurs en croissance séculaire.

Sur la partie obligataire, la duration demeure faible. Le positionnement crédit reste également défensif, le budget de risque étant principalement alloué aux actions. Il nous semble que seuls quelques pays émergents offrent un rendement suffisant pour justifier le risque pris.

Le dollar américain a connu un regain de vigueur après une première partie d’année très difficile : alors que Jérôme Powell devrait suivre les traces de Janet Yellen, le scénario central du marché consiste en une hausse de taux en 2017 et une autre en 2018, tandis que la Réserve Fédérale annonce respectivement une et trois hausses. Une convergence de ces anticipations dans les prochains mois paraît donc un scénario raisonnable, qui devrait profiter au billet vert.

www.invesco.fr/fr


 

      

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