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Inclusion des actions A chinoises dans l’indice MSCI EM

Aujourd'hui, le poids de la Chine dans les indices boursiers internationaux ne reflète en rien son importance économique. La décision de MSCI pourrait changer la donne. L’analyse de Comgest.


Un marché de plus en plus pertinent pour les investisseurs étrangers

La Chine est devenue attrayante et pertinente pour les investisseurs étrangers, et pour Comgest en particulier, au cours des 3 dernières années, et ce pour 2 raisons principales :

1/ La nouvelle Chine se développe de manière dynamique à mesure que le pays passe d’un modèle basé sur l’investissement et l’exportation à une économie axée sur la consommation et les services. Cela se traduit par des opportunités de croissance particulièrement fortes pour les investisseurs actions.
2/ Le marché boursier chinois s'ouvre rapidement aux investisseurs étrangers. Par le biais du système Stock Connect et des systèmes de quotas A-share (QFII et RQFII), les investisseurs étrangers peuvent acheter 3,5% de la capitalisation boursière de la Chine continentale aujourd'hui, 7 fois plus qu’il y a 5 ans. En US dollar, l'accès a été multiplié par dix sur la même période. Au cours de ce processus, les coûts de transaction ont diminué de façon drastique, alors que les quotas disponibles et le schéma Stock Connect permettent une liquidité étendue, même pour des portefeuilles concentrés comme ceux de Comgest. Le gérant spécialisé dans les marchés émergents chez Comgest, Wojciech Stanislawski, considère cette ouverture comme une occasion qui arrive « une fois dans la vie d’un gestionnaire de fonds marchés émergents ».


Une décision qui aurait un impact majeur pour les marchés émergents

La décision de MSCI d'inclure les actions A dans son indice est essentielle pour l’univers émergent et serait une reconnaissance des efforts de la Chine pour ouvrir son marché boursier national aux investisseurs étrangers. Le MSCI EM ignore aujourd'hui les bourses de Shenzhen et Shanghai, qui représentaient 22% du volume des transactions boursières mondiales en 2016 et 50% de la capitalisation boursière chinoise. Par conséquent, à l’heure actuelle, l'indice ne reflète pas fidèlement le pouvoir économique de la Chine et l'ampleur de son marché boursier. En supposant l'inclusion complète des actions A dans le MSCI EM, la Chine représenterait 40% de cet indice. À long terme, un tel changement transformera significativement l’univers, simplement parce que le poids de la Chine y sera prépondérant.

La Chine n'est peut-être pas un marché pour les investisseurs passifs. Le marché actions de la Chine continentale offre tous les ingrédients pour la génération alpha. Seulement 10% de la capitalisation boursière est entre les mains d’investisseurs professionnels contre 80% en Europe. Le marché boursier de la Chine continentale est peu efficient, comme en témoigne la dispersion record des performances des actions. Ainsi, une exposition à l'indice actuel ne reflète pas les opportunités créées par un passage rapide vers une société de consommation et de services. Les indices sont ainsi pleinement exposés aux entreprises publiques de l'ancienne Chine qui représentent 50% de la capitalisation boursière en Chine continentale.


Vers une ouverture du marché boursier chinois

MSCI a jusqu’à présent ignoré les actions chinoises continentales en raison de préoccupations valables mais qui sont en train de s’amenuiser, notamment en ce qui concerne la mobilité des capitaux ainsi que les suspensions de cotation. Ces suspensions relèvent de la même logique que le contrôle des mouvements de capitaux en Chine. Cependant, Pékin veut désormais internationaliser le Renminbi, ce qui signifie la convertibilité totale du Renminbi y compris pour les mouvements de capitaux. L'ouverture des marchés obligataires et actions de la Chine doit être considérée sous cet angle. Ce changement ne sera pas facilement réversible et un retour en arrière doit être considéré comme un risque extrême à très faible probabilité plutôt qu'un scénario de base. Par conséquent, même si ce risque existe aujourd’hui, il devrait diminuer au fil du temps. En d'autres termes, la question n’est pas de savoir si les actions A seront incluses dans les indices EM mais plutôt quand ?

Comgest a une exposition significative aux actions chinoises ainsi qu’aux A-shares. Son fonds global marchés émergents, Comgest Growth Emerging Markets, a vu la part des A-shares passer de 0 au milieu de 2014 à 12% à la fin de 2016. Cette exposition a contribué fortement à la performance relative du fonds CGEM au cours de la même période.

http://www.comgest.com/

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