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Marchés 2013 largement influencés par les décisions politiques : iShares prévoit trois scénarios d’investissement.

ER - Analyses de marchés
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Par Steve Cohen, Directeur de la Stratégie d’investissement EMEA chez iShares.

Dans sa note sur « Les Perspectives de marchés en 2013 ». Steve expose trois scénarios de croissance économique et la manière selon laquelle les investisseurs pourront se positionner en fonction des trois scénarios suivant. 

Premier scénario : « The Great Idle » ou « Grande Passivité » avec une croissance inférieure au niveau tendanciel, 65% de probabilité.

La perspective la plus probable pour 2013 est le scénario de la « Grande Passivité », qui décrit une économie mondiale qui ressemble à celle de 2012 mais qui reste en-dessous de la tendance, devant faire face aux enjeux fondamentaux du désendettement global. Le désendettement du secteur privé est encore à venir, sans parler du challenge fiscal. L’accumulation de liquidités par les entreprises est en train d’évoluer doucement mais la confiance de celles-ci, récemment impactée par l’incertitude concernant la situation fiscale américaine, reste essentielle à une reprise durable de la croissance. Le calendrier électoral jouera un rôle clé, notamment les élections allemandes en automne et les élections italiennes au printemps. 

Dans cette hypothèse, les investisseurs peuvent décider de prendre en compte les éléments suivants :

Actions et obligations des marchés émergents : Forte croissance attendue en 2013, grâce à un assouplissement important de la politique monétaire en 2012. Les actions émergentes restent bon marché comparées aux actions des pays développés tandis que les obligations émergentes suscitent un intérêt croissant compte tenu de la compression continue des rendements dans les marchés développés, de leurs rendements attrayants, d’un effet de levier moins important et de l’amélioration du profil de crédit.

Produits d’actions à volatilité minimum : Ils offrent cette année une exposition attractive sur les actions face à aux incertitudes politiques, souvent avec un meilleur couple risque/rendement.

Produits de dividendes d’actions : Le revenu, tout particulièrement sur les actions, restera un thème en 2013 grâce à leur reprise croissante comparée aux obligations. La croissance du dividende des entreprises des marchés émergents constitue un chapitre important de ce thème.

Crédit « investment grade » (crédit de qualité) : Recherche continue de rendement dans la catégorie des placements à revenu fixe non souverains avec des fondamentaux forts.

Or : Détention stratégique dans un portefeuille en tant que bénéficiaire permanent des conditions monétaires extraordinaires d’aujourd’hui et des taux d’intérêts négatifs au moins pour la première moitié de 2013. 

Deuxième scénario : Le « Risque de crise », avec une récession dans les principaux pays développés, 20% de probabilité.

Bien qu’une rupture désordonnée de la zone euro est moins probable qu’à la même période l’année dernière, la probabilité d’une crise perdure, que ce soit en Europe, aux Etats-Unis ou au Moyen-Orient. Il reste des incertitudes concernant la fiscalité des Etats-Unis à long terme et le plafond de la dette. Chaque échec pour arriver à un accord conduira à l’existence d’un risque réel vers une autre récession. Le risque au Moyen-Orient reste toujours aussi important, accompagné d’une montée potentielle du prix du pétrole, mais la probabilité d’une telle crise mondiale est moindre par rapport à l’année dernière.

Dans cette hypothèse, les investisseurs pourraient accroître leur allocation sur des thèmes défensifs comme les actions à dividende et les actions à volatilité minimum, et augmenter leur participation stratégique dans l’or et dans les obligations du Trésor.» 

Troisième scénario : « Croissance accélérée » avec une bonne surprise, 15% de probabilité.

Nous envisageons une probabilité légèrement supérieure à 2012 de l’accélération de la croissance mondiale si la création de crédit, surtout aux Etats-Unis, surprend à la hausse. Dans cette situation, les investisseurs pourraient choisir d’accroître leur allocation dans les actions, le « high yield », et de réduire leur exposition au crédit « investment grade ».

 

 

 

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