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Les valeurs défensives retrouvent la faveur des investisseurs

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« Les bourses poursuivent leur tendance favorable entamée après l’élection de Donald Trump comme président américain. Contrairement à 2016, les valeurs dites défensives comme celles des secteurs de la consommation et de la santé participent à la hausse des indices depuis début de l’année », affirment Guy Wagner, chief investment officer de BLI - Banque de Luxembourg Investments, et son équipe, dans leur analyse mensuelle, les ‘Highlights’.

En février, les bourses ont poursuivi leur tendance favorable entamée après l’élection de Donald Trump comme président américain en novembre 2016. Une fois de plus, la période de novembre à mai semble être particulièrement fructueuse pour les détenteurs d’actions. « Contrairement aux deux derniers mois de 2016, les valeurs dites ‘défensives’ - comme celles des secteurs de la consommation et de la santé - ont participé à la hausse des indices, surperformant les valeurs financières et énergétiques », affirme Guy Wagner.


Une accélération significative de la croissance conjoncturelle est peu probable

Bien que les dernières statistiques économiques demeurent sur une tendance positive, une accélération significative de la croissance économique est peu probable. « Les espoirs d’une accélération significative de l’activité proviennent principalement de la forte hausse des indicateurs de confiance des ménages et des entreprises alors que les statistiques sur l’évolution du produit intérieur brut ne montrent pas une amélioration conjoncturelle considérable. » La remontée des prix pétroliers, la force du dollar et la réduction des mesures de soutien publiques en Chine devraient plutôt conduire à un ralentissement progressif de la croissance économique mondiale en cours d’année.


Une augmentation des taux d’intérêt aux Etats-Unis au mois de mars est fort probable

Compte tenu des commentaires récents des responsables monétaires américains, une augmentation du taux directeur de la FED lors de la prochaine réunion du comité monétaire en mars est fort probable. En Europe, la Banque centrale poursuit sa politique des taux d’intérêt négatifs malgré la remontée de l’inflation. En Chine, les autorités publiques ont légèrement resserré les conditions monétaires afin de ralentir quelque peu la progression des crédits.


Augmentation des écarts de rendement entre les emprunts d’Etat des pays européens du Nord et ceux du Sud ?

En février, les rendements obligataires ont peu évolué. Aux Etats-Unis, le rendement du bon du trésor à 10 ans a légèrement baissé. « Un éventuel ralentissement conjoncturel en cours d’année pourrait conduire à une baisse des rendements obligataires aux Etats-Unis en 2017 », pense l’économiste luxembourgeois. Dans la zone euro, le rendement de l’emprunt de l’Etat à 10 ans a également reculé en Allemagne, en France et en Italie. En Espagne, il a légèrement augmenté. Guy Wagner : « L’issue incertaine de l’élection présidentielle en France au mois de mai pourrait conduire à une augmentation des écarts de rendement entre les emprunts d’Etat des pays européens du Nord et ceux du Sud dans les semaines à venir. »


Nouvelle appréciation du dollar américain contre l’euro

Après un léger recul au cours du premier mois de l’année, le dollar s’est à nouveau apprécié par rapport à l’euro en février. Les perspectives de taux d’intérêt plus élevés aux Etats-Unis, un éventuel changement du régime fiscal américain (qui conduirait à une réduction du déficit de la balance courante) et l’issue incertaine de l’élection présidentielle en France soutiennent le billet vert. « A plus long terme, la monnaie européenne semble être sous-évaluée par rapport au dollar, comme le suggère l’excédent commercial croissant de l’Allemagne par rapport aux Etats-Unis », conclut Guy Wagner.

http://www.banquedeluxembourg.com

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