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8 bonnes résolutions pour l’économie française en 2017

ER - Analyses de marchés
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Euler Hermes prévoit une accélération modérée de la croissance française en 2017, à +1,4%, contre +1,3% en 2016. Selon le leader mondial de l’assurance-crédit, la France devra miser cette année sur ses moteurs traditionnels, comme la consommation et le secteur de la construction. Mais la performance économique sera aussi conditionnée par le rebond des prix pour soutenir chiffres d’affaires des entreprises et salaires. Tour d’horizon des bonnes résolutions qui tireront la croissance française en 2017.

1/ Parier sur la consommation des ménages
Cette année, la consommation des ménages restera le moteur principal de l’économie française, et contribuera à la croissance du PIB à hauteur de 1 point. Après une croissance annuelle de +1,5% en 2015 et de +1,6% en 2016, la consommation des ménages devrait accélérer à +2% en 2017. « La capacité de financement des ménages reste résiliente et conséquente, avec un taux d’épargne qui se stabilise à 14,6% en 2016, après 14,5% en 2015. De plus, l’indice de confiance des ménages de l’INSEE s’établissait à 99 en décembre 2016, soit son plus haut niveau depuis 2007 ! Les ménages sont plus confiants, ce qui devrait les inciter à consommer davantage de biens durables : l’indice mesurant les perspectives d’achats de ce type de biens a atteint son meilleur niveau depuis mi-2007 », justifie Stéphane Colliac, économiste France d’Euler Hermes.

2/ Confirmer le recul du chômage
Après avoir atteint son plus haut niveau en 2015 à 10,4%, le taux de chômage français a entamé son repli en 2016 à 10%. La conjoncture est légèrement plus propice à l’embauche : les créations d’emplois se sont accélérées de plus de 30 000 par trimestre en 2016. Selon Euler Hermes, en 2017, le taux de chômage devrait poursuivre sa baisse, à 9,7%.

3/ Consolider les fondations dans le bâtiment
En 2016, les permis de construire ont bondi de +15% sur un an. Cette tendance devrait se confirmer en 2017 grâce à l’investissement des ménages dans la construction, attendu en hausse cette année de +3,4%, contre +1,5% en 2016. « C’est un signal positif pour l’activité des entreprises du BTP : la croissance des chiffres d’affaires du secteur devrait accélérer de +0,5% en 2016 à +1,1% en 2017, soutenue par la demande de logement des ménages » détaille Stéphane Colliac.

4/ Capter la demande de nos voisins européens
La demande additionnelle adressée à la France sera portée en 2017 par la remontée du cours des matières premières et par un accroissement des volumes exportés. Au total, les exportations devraient croître de +3,7% en 2017 (+0,8% en 2016) ; en valeur, +28 Mds€ de demande additionnelle sont attendus en 2017 (-3 Mds€ en 2016).
Cette année, les entreprises françaises pourront profiter de la croissance des pays européens, en Allemagne, où +5 Mds € de débouchés sont à capter, en Espagne (+3,5 Mds€), en Belgique (+2,7 Mds€) et en Italie (+2,6 Mds€). La performance aurait pu être plus importante sans les conséquences du référendum pro-Brexit, et l’incertitude qui en découle : celle-ci privera les exportateurs français de 6,3 Mds€ de demande supplémentaire au Royaume-Uni en 2017.

5/ Se réjouir de la hausse des prix
En 2015 et 2016, en l’absence d’inflation (+0,1% et +0,2%), la croissance du PIB nominal n’a pas tourné à plein régime (en deçà de 2%). « Le manque de croissance nominale a conduit les entreprises à sous-investir, les ménages à sur-épargner et l’Etat a peiné à réduire sa dette. Grâce au retour d’une inflation modérée de +1,3% cette année, la croissance nominale atteindra en 2017 son plus haut niveau depuis 2011, à +2,3%. La marge de manœuvre des agents économiques en ressortira accrue. Le retour d’une inflation modérée, dans la durée, est une bonne nouvelle », juge Stéphane Colliac.

6/ Profiter de l’amélioration de la santé financière des entreprises
Selon l’enquête de l’INSEE sur la confiance des entreprises, ces dernières ont cessé d’anticiper une baisse de leurs prix de ventes en novembre 2016. Euler Hermes estime que cette tendance se confirmera dans les mois à venir, et anticipe une hausse des chiffres d’affaires des entreprises de +1,4% en 2017, contre +0,3% en 2016.
Par ailleurs, les taux de marges évoluent positivement, pour atteindre 31,5% au T3 2016 soit 2 points de mieux que fin 2013 et 1 point en-dessous de leur niveau d’avant crise (32,5%). Euler Hermes estime que, malgré la pause à attendre sur les politiques publiques de soutien à la compétitivité, l’investissement des entreprises devrait croître de +1,8% en 2017 (+3,3% en 2016).

7/ Se préparer aux secousses politiques
En 2017, selon les estimations d’Euler Hermes, le calendrier électoral coûtera un dixième de point de croissance à la France. Dans les autres pays européens concernés (Allemagne, Italie, Pays-Bas), l’ordre de grandeur est le même mais l’effet conjugué pourrait, lui, être plus élevé, surtout si hors de l’Europe, la rhétorique protectionniste pèse sur les échanges et sur les incitations. « La croissance de l’investissement des entreprises françaises était attendue à +5,1% en 2016, elle finira à +3,3%. Selon nos estimations, la répétition des chocs externes (Chine, Brexit, Turquie) aura finalement coûté la moitié des 1,8 points de différence ; l’autre moitié étant due à la performance domestique », souligne Ludovic Subran, Chef économiste d’Euler Hermes.

8/ Prévenir les entreprises des risques de faillite
Les défaillances d’entreprises ont diminué de -5% en France en 2016. La tendance est positive, et devrait se confirmer en 2017 à -7%. Mais les niveaux observés restent alarmants, près de 30% supérieurs au nombre de défaillances constaté avant la crise, avec plus de 56 000 cas attendus.
De plus, certains secteurs restent encore à rebours. L’agriculture (+8,2% en 2016) a été affectée par les intempéries, qui ont amoindri la production annuelle. Le tourisme (-1,8% en 2016) a souffert conjoncturellement de l’impact de l’insécurité, et structurellement des nouveaux modes de consommation (uberisation). 

www.eulerhermes.com


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