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Que faire de son argent en 2016 ?

ER - Patrimoine et placements
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Immobilier, assurance-vie, livret A, PEL, que choisir ? Entre faiblesse des taux de rémunération des placements sécurisés, instabilité boursière, rendements des assurances-vie qui s’essoufflent et prix au mètre carré qui reste élevé dans certaines villes, difficile de s’y retrouver.

Le point avec Meilleurtaux.com sur les principaux placements, avec quelques réponses simples.

Les placements sans risques n’ont jamais rapporté aussi peu
Depuis août 2015, le livret A ne rapporte plus que 0,75% par an malgré une surévaluation par le gouvernement de 0,25 par rapport à ce qu’il devrait être en tenant compte de l’inflation quasi-nulle et de taux interbancaires négatifs. Par ailleurs le PEL a vu son rendement diminuer également à 1,5% au 1er février soit 1,26% de rendement net après prélèvements sociaux.

Les performances du CAC 40 sont très incertaines pour 2016-2017
Après une remontée progressive depuis 2012, l’indice CAC40 a perdu 19% entre son pic d’avril 2015 et le mois de février 2016. « Pour 2016, la croissance ralentie dans les pays émergents, la reprise molle dans les pays avancés et les risques géopolitiques enlèvent toute visibilité  » estimeHervé Hatt, Président de Meilleurtaux.com

La rentabilité des assurances-vie fonds euros s’essouffle
Les assurances-vie sont les premières à pâtir de la baisse des taux obligataires. Le rendement moyen des assurances vie en fonds euros s’est ainsi établi à 2,5% en 2015 (en baisse de 0,3 point par rapport à 2014) et les contrats des grands groupes bancaires offrent des performances 2015 inférieures à la moyenne (1,80 à 2,30%). L’explication à cette situation est très simple : l’affaiblissement continu des taux obligataires et les faibles performances boursières conduisent inéluctablement à une diminution de la performance qui devrait se confirmer en 2016. « C’est une conséquence du marché que nous observons, explique Maël Bernier, directrice de la communication de Meilleurtaux.com : les assureurs placent les montants collectés dans des obligations d’Etat et d’entreprises offrant des taux très faibles » résume-t-elle

Les rendements immobiliers restent attractifs, par exemple à Montpellier, Strasbourg et Marseille
Si la rentabilité locative a diminué d’un tiers depuis 2000, elle atteint tout de même (en brut moyen) 6% pour la France métropolitaine. Parmi les 10 grandes villes de France, Montpellier, Strasbourg et Marseille détiennent le record avec respectivement un rendement à 6,5, 6,2 et 6%.
Paris en revanche affiche la rentabilité la plus faible à 3,6%. Seul bémol, l’investissement locatif reste plus risqué que le résidentiel car les propriétaires doivent tenir compte dans leur gestion des problématiques d’impayés éventuels, de dégradations ou de vacances sans compter l’instabilité fiscale et législative.

L’investissement immobilier indirect a le vent en poupe
La performance des SCPI s’affaiblit mais reste nettement supérieure à celle des placements sans risque. « La baisse des rendements obligataires pousse à la diversification des placements » explique Hervé Hatt, Président de Meilleurtaux.com. « L’immobilier reste un actif privilégié : dans les contrats d’assurance-vie les fonds euros à dominante immobilière surperforment par rapport à la moyenne du marché. » ajoute-t-il.

Conclusion

Le taux du livret A devrait rester bas car l’inflation annuelle peut rester nettement sous 2% dans les 5 prochaines années en raison d’une reprise économique lente. Par ailleurs, cette inflation basse et les taux directeurs à zéro ne permettent pas d’offrir aux fonds d’assurance-vie traditionnels des rendements élevés. Ainsi, la volatilité et l’absence de rendement de nombreux actifs favorisent le report vers l’immobilier sous toutes ses formes. La pierre reste donc, pour le moment, physique ou papier, une valeur rentable et sûre.

www.meilleurtaux.com


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