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Le comportement des actions durablement fébrile ?

ER - Analyses de marchés
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Par Nicolas Chéron, Stratégiste pour CMC Markets

En animant les marchés boursiers dès les premières séances de l’année, la volatilité n’aura pas laissé beaucoup de répit aux investisseurs. Après une première semaine de cotation très mouvementée, en raison des secousses subies par les marchés chinois, les indices sont à nouveau entrainés dans une spirale baissière. Après le nouveau plongeon de la Bourse de Shanghai ce lundi (-5,33% pour l’indice Shanghai Composite SSE), les indices occidentaux évoluaient dans le rouge à mi-séance. Le CAC 40 est en train de vivre le pire début d’année depuis seize ans, avec une contreperformance de -6,60% depuis le 1er janvier !

Contagion sectorielle de la spirale récessive chinoise ?
Les investisseurs s’inquiètent de l’orientation économique de la deuxième puissance mondiale, après une nouvelle dévaluation du yuan par les autorités chinoises, pour rendre compétitive leur monnaie et in fine leurs exportations. Du point de vue des données conjoncturelles, le plus préoccupant n’est plus tant les difficultés des secteurs immobilier et industriel, dans une spirale récessive, mais les mécanismes de contagion à d’autres secteurs. Le secteur des services, qui jusqu’ici a fait preuve de résilience, risque d’être à son tour fragilisé.
Plus qu’au mois de juillet, la panique boursière semble gagner profondément les marchés. Le sentiment des investisseurs est en train de se dégrader durablement et l’hypothèse de répliques dans les prochaines séances est probable. Cela dépendra en fait de la capacité des autorités chinoises à convaincre les marchés, elles devront leur démontrer qu’elles engagent les mesures adéquates pour endiguer durablement les risques de krach boursier. La Banque Populaire de Chine s’est engagée à poursuivre la stabilisation fondamentale du yuan, à libéraliser les taux d’intérêt et à conserver une politique monétaire prudente. La banque centrale a également assuré l’injection des liquidités nécessaires (20 milliards de dollars ont été injectés la semaine passée) dans le système bancaire. Jusqu’ici, ces annonces n’ont visiblement pas remporté la confiance des marchés.

Spectre déflationniste à l’échelle globale
Par ailleurs, d’autres incertitudes planent sur les marchés financiers, à moyen terme. Et elles sont encore nombreuses. Le ralentissement économique de la Chine entretient le risque déflationniste. La moindre demande de la Chine, et dans son sillage, des émergents, pèse sur le prix des actifs à l’échelle globale. Les matières premières, en particulier l’or noir, en pâtissent.
De son côté, la zone euro bénéficie de chiffres économiques supérieurs aux attentes et de l’euro faible, qui rendent compétitives ses entreprises à l’export. Mais celles-ci devraient voir leur activité commerciale à l’international ralentir, à mesure que la demande chinoise s’essouffle. Les annonces de résultats pour 2015 et pour le dernier trimestre, nous donneront d’ailleurs la mesure de l’impact.

Nous nous dirigeons probablement vers des résultats en demi-teinte, inférieurs aux attentes.

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