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Actions européennes : entre convictions et protection

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4 questions au gestionnaire de fonds, Ivan Bouillot, qui gère depuis 10 ans le fonds d’actions européennes, BL-Equities Europe à la Banque de Luxembourg Investments SA.
Le fonds résiste particulièrement bien aux périodes difficiles et la performance excède presque chaque année celle de son indice de référence conformément à l’objectif de long terme. Voyons comment son gérant y parvient.

Quelles sont les particularités du BL-Equities Europe ?
Son portefeuille est concentré sur 40 titres environ, ce qui est peu au regard des autres fonds de la même catégorie. Ces 40 actions sont toutes représentatives de nos fortes convictions d’investissement, tant en termes de potentiel d’appréciation que de qualité. Les 40 valeurs sont sélectionnées à partir d’un univers lui-même limité et très stable à travers le temps d’environ 150 actions. Cela évite de chercher sans cesse parmi plusieurs milliers de sociétés cotées. Parmi cet échantillon de 150 valeurs, nous retenons les valeurs dont nous jugeons le cours de Bourse intéressant.

Comment sélectionnez-vous les entreprises ?
Notre sélection dépend de nos critères de qualité et de compréhension de l’entreprise. Nous nous demandons si le produit ou le service que la société commercialise se distingue de ce que ses concurrents proposent. Nous restons à l’écart des entreprises qui n’apportent pas de valeur ajoutée, car elles doivent faire face à des marchés plus concurrentiels, disposent de faibles marges et enregistrent des pertes au moindre ralentissement économique. Dans ces situations, le management et le conseil d’administration perdent beaucoup de temps à résoudre toutes sortes de problèmes. Nous leur préférons celles qui disposent de protection contre l’arrivée de nouveaux concurrents, par exemple grâce à une marque dans le secteur de la consommation, un savoir-faire unique dans l’industrie ou une spécialisation thérapeutique dans le secteur pharmaceutique. Nous appelons cela des barrières à l’entrée. Nous apprécions par ailleurs les entreprises qui ont la capacité de faire croître leurs dividendes d’année en année dans le cadre d’une vraie politique de distribution à leurs actionnaires. C’est le cas de SKF dans l’industrie ou Unilever dans l’agroalimentaire. Nos choix d’investissement se font par ailleurs à un horizon de 3 à 5 ans pour faire abstraction des aléas quotidiens des marchés.

Quels sont vos autres critères de sélection ?
Le fonds a vocation à se concentrer davantage sur la croissance du capital que sur le rendement. Certaines sociétés, qui par nature, ont une faible croissance de leur activité, ne sont donc pas retenues non plus. C’est le cas des opérateurs de télécommunication ou des sociétés de services collectifs. Nous restons aussi à l’écart de secteurs ou de sociétés difficiles à comprendre. Et, en règle générale, nous préférons faire confiance aux équipementiers ou aux intermédiaires qui fournissent des solutions à haute valeur ajoutée qu’aux entreprises qui commercialisent directement les produits au consommateur final, car leur rentabilité est plus élevée et leur intensité capitalistique plus faible. Dans le secteur automobile par exemple, nous préférons acheter l’action d’un fabricant de freins haut de gamme, comme l’italien Brembo, plutôt que celle d’un constructeur.

Quels sont les objectifs du fonds ?
Sur le long terme, nous nous sommes fixés l’objectif de battre notre indice de référence, l’EuroStoxx 600, d’environ 2,5%. Nous y parvenons presque chaque année. La méthodologie de sélection et la bonne compréhension des sociétés dans lesquelles nous investissons nous permettent par ailleurs d’offrir à nos souscripteurs une bonne protection contre les turbulences de marché. Après une phase de baisse, le fonds rebondit généralement plus vite que le marché.

http://www.banquedeluxembourg.com/

 

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